![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
|
Click on a title to read full article. Toxique affaire,
André
Lavoie, Le Devoir,
May 17-18, 2008
Peut-on trouver meilleur cobaye que soi-même?
Pour les fins de son dernier documentaire, Homo toxicus,
la cinéaste Carole Poliquin (Turbulences, Le Bien
commun) a voulu se livrer à un jeu à la fois
simple et angoissant: l'analyse détaillée de son
propre sang. Tout ce qu'elle a découvert pourrait foudroyer
le moins paranoïaque des hypocondriaques: du mercure, des
dioxines, des pesticides, du plomb, bref, plus de 100 substances
chimiques qui, même en quantités infimes, suscitent
des craintes légitimes. Une nouvelle espèce
: Homo Toxicus, Véronique Leduc, Métro,
May 16, 2008
Du bisphénol A dans les bouteilles d'eau, des parabènes dans les cosmétiques, des phtalates dans le vinyle, du BPDE dans les appareils électroniques... Chaque jour, nous sommes exposés à une multitude de produits chimiques qui entrent dans notre organisme. C'est à cette inquiétante réalité que s'intéresse Carole Poliquin, réalisatrice engagée dans son documentaire Homo Toxicus. Pendant plus d'un an, elle a rencontré des dixaines de chercheurs et de citoyens au Québec, au Nunavik, en Ontario et en France afin de dresser un portrait de la situation actuelle. Elle est même allée jusqu'à faire analyser son propre sang pour voir quel était le nombre de substances chimiques qu'il contenait: 110. Et c'est dans la moyenne.! "Ça reste des microgrammes, explique-t-elle, mais ce sont des microgrammes de trop." Humains en observation Et ces substances, même en petite quantité, sont de plus en plus associées à divers troubles de la santé plus présents qu'avant dans notre société. Cancers, allergies, problèmes respiratoires, hyperactivité, obésité, malformations et problèmes de fertilité n'en sont que quelques exemples... "Je trouvais que c'était important d'établir un parallèle entre de la santé humaine et celle de la planète dans une époque où l'on parle surtout de problèmes environnementaux, explique-t-elle. Lorsque l'on questionne les experts de Santé Canada sur le sujet, ils affirment que tous les produits auxquels nous sommes exposés présentent un risque acceptable pour notre organisme. Mais d'un risque acceptable à un autre, nous sommes en train d'admettre l'intoxication progressive de tout le vivant. Et comme pour le climat, personne ne sait quand nous franchirons le point de rupture." Problème collectif Dans Homo toxicus, le problème principal soulevé est la déresponsabilisation du gouvernement, et plus particulièrement de Santé Canada. Même si une certaine volonté se fait sentir de la part de Santé Canada, où l'on vient par exemple de débloquer 300 M$ pour analyser 4 000 produits chimiques, la lacune soulevée par le film, c'est qu'une fois qu'un produit est déclaré toxique, le gouvernement fait des recommandations plutôt que des interdictions. "Dans une situation comme celle-là, je ne suis pas d'accord avec le fait que ce soient les individus qui aient la responsabilité de se protéger de ces éléments nocifs. Santé Canada se dit inquiet par la situation, mais au fond, il semble qu'on fasse passer les intérêts économiques avant la santé humaine", laisse tomber Carole Poliquin. "Je ne veux pas faire peur avec mon film, conclut la réalisatrice, mais je souhaite provoquer une conscientisation au fait qu'il y a un problème." Une approche accessible
qui n'exclut pas l'humour, Véronique Leduc,
Métro, May 16, 2008
C'est quoi? Ayant subi une analyse de sang, la cinéaste Carole Poliquin découvre que celui-ci est contaminé par diverses substances toxiques. Elle part à la rencontre de scientifiques et de Canadiens victimes, comme elle, de toxicité. C'est comment? Consciente du caractère aride de son sujet, Carole Poliquin a opté pour une approche accessible qui n'exclut pas l'humour. Reste que le constat est alarmant, et les témoignages des victimes s'avèrent souvent troublants. L'Homme est un
poison pour l'Homme,
Marjorie
Marcillac,
ICI, week of May 15 to 21, 2008
Des saumons au mercure aux vêtements ignifugés, des bouteilles d'eau que nous têtons aux ordinateurs que nous respirons, les substances toxiques sont partout et leurs effets à long terme restent totalement inconnus. Après avoir fait analyser son sang qui véhiculait quelques 110 substances chimiques (dont du DDT, pesticide disparu depuis 30 ans), Carole Poliquin a commencé à instruire un dossier à charge. Avec la rigueur d'un détective, la réalisatrice québécoise habituée des documentaires engagés a collecté pendant un an des témoignages-chocs auprès de dizaines d'éminents chercheurs d'ici et d'ailleurs, ainsi que des populations touchées par les maladies liées à leur environnement (cancer, hyperactivité, stérilité, allergies chroniques). Le bilan est effrayant. Carole Poliquin réussit le pari d'exposer un problème grave avec clarté et humour. Si elle fait le tour du sujet de façon remarquablement exhaustive, une question reste en suspens: que va-t-on manger ce soir? Homo Toxicus :
contamination "douce", Isabelle Massé, La
Presse, May 15, 2008
Il n’existe aucune étude sur
la contamination chimique des Canadiens. On peut toutefois affirmer
que les allergies infantiles, l’asthme, les problèmes
neurologiques et certains cancers sont à la hausse. Et
plusieurs spécialistes ont de bonnes raisons de penser
que les substances chimiques présentes dans l’environnement
rendent l’homme plus à risque de développer
des maladies ou malformations congénitales. Homo Toxicus,
corps en péril, Normand Provencher, Le Soleil,
March 28, 2008
Pour les besoins de son documentaire
Homo Toxicus, Carole Poliquin a fait analyser son sang afin de
connaître
sa concentration en substances toxiques. À sa grande surprise,
elle a découvert que son organisme renfermait des traces
de mercure plus élevées que la moyenne.
|
|
